Le mercredi 06 mai 2026, la ville de Bohicon a accueilli un atelier décisif pour le Projet de Développement Inclusif des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDI-CVA). Deux chantiers majeurs y ont été menés à terme : la validation du ciblage des bénéficiaires de la seconde phase de distribution des équipements agricoles, et la validation du contrat type de miseà disposition de ces équipements aux agriculteurs. Une journée de travail intense, saluée unanimement par l’ensemble des participants. Samuel M. GBESSI Un ciblage innovant, rigoureux et ancré dans la réalité du terrain La première phase de l’atelier a été consacrée à la validation des résultats du ciblage des bénéficiaires des équipements du PDI-CVA. Loin d’une démarche administrative classique,cette étape s’est distinguée par la mobilisation d’équipes multidisciplinaires déployées directement sur le terrain, dans l’ensemble des communes d’intervention du projet.Ces équipes, associant les Directions Départementales de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (DDAEP), les DROPA, ainsi que les chefs cellules des ATDA, ont procédé à une évaluation approfondie des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) et des clusters agricoles éligibles, sur la base de critères précis et complémentaires aux bases de données existantes des projets partenaires tels que le PADIAP – le PARSAD. « C’est une nouveauté dans la mesure où des équipes multidisciplinaires ont été déployées sur le terrain pour évaluer la capacité des bénéficiaires à gérer à bon escient les équipements, à apprécier la pertinence des besoins exprimés, et sur la base de critères assez précis, on a classifié les plus méritants. » Issifou DADO DOKO, Directeur Général, ATDA Pôle 2 La méthode participative adoptée a permis d’intégrer les points de vue de toutes les parties prenantes, garantissant ainsi un équilibre dans la répartition des équipements et une réponse ciblée aux besoins les plus urgents. Les résultats présentés en plénière ont recueilli l’aval de l’ensemble des participants, validant officiellement le ciblage proposé. « La démarche méthodologique adoptée, qui est participative, en y incluant toutes les parties prenantes, est une bonne démarche. Ces parties prenantes à l’opérationnel, qui ont été associées, ont permis de sortir des résultats concluants et exploitables. », Ezin Philbert AÏGBANVI, Directeur Départemental, DDAEP Collines, Président de l’atelier de validation Du côté de l’équipe projet, la satisfaction est palpable. Cyrille SOTONDJI, Spécialiste en Chaîne de Valeur Agricole sur le PDI-CVA, a tenu à souligner la cohérence et la rigueur duprocessus mené : « Comme le processus est participatif, les gens ont apprécié la démarche, ils ont apprécié les résultats. Il y a une cohérence, il y a une rigueur. » Un contrat de mise à disposition pour pérenniser l’impact des équipements La seconde phase de l’atelier a porté sur la validation du contrat type de mise à disposition des équipements agricoles du PDI-CVA aux bénéficiaires. Ce document juridique, élaboré par leséquipes compétentes du projet, capitalise sur les enseignements tirés de projets antérieurs et intègre les réalités du terrain béninois. Chaque article du contrat a été lu, analysé et, le cas échéant, amendé par les participants. Des propositions de reformulation et de contextualisation de certaines clauses ont été formulées,renforçant ainsi le cadre contractuel qui régira l’usage des équipements par les agriculteurs bénéficiaires. L’objectif est clair : garantir une utilisation efficiente, durable et responsable du matériel mis à disposition. « Nous allons mettre à disposition ces équipements, suivre les formations avec eux et mettre les documents de gestion pour que réellement on puisse voir ces équipements utilisés de façon durable et efficiente. Ces différents bénéficiaires auront à comprendre et s’approprier le contenu de ces contrats, puis les signer. » Cyrille SOTONDJI, Spécialiste Chaîne de Valeur Agricole, PDI-CVA Cap sur la distribution À l’issue de cet atelier, les regards se tournent désormais vers la prochaine étape cruciale : la distribution effective des équipements aux bénéficiaires identifiés. Les participants ont insistésur la nécessité d’agir sans délai, notamment dans les zones où la saison agricole est déjà bien avancée. « La recommandation que je fais c’est de mettre les bouchées doubles pour vraiment mettre à la disposition des usagers bénéficiaires ces équipements, parce qu’ils en ont besoin et que c’est la période propice pour qu’ils les exploitent, surtout pour ce qui concerne leséquipements de production. » Issifou DADO DOKO, Directeur Général, ATDA Pôle 2 Le DG de l’ATDA Pôle 2 a également exprimé sa conviction que cette approche novatrice duPDI-CVA pourrait servir de modèle pour l’ensemble des programmes de développement agricole au Bénin : « Si le PDI-CVA continue comme ça, ça va faire tache d’huile pour les autres programmes. » Issifou DADO DOKO, Directeur Général, ATDA Pôle 2Les structures déconcentrées de l’État, qui ont activement contribué au ciblage, demandent à être associées également à la phase de distribution, afin d’assurer que les équipements parviennent bien aux bénéficiaires identifiés conjointement. « Lors de la mise en place de ces équipements, que toutes les structures qui ont accompagné l’étude de ciblage soient associées, afin que sur le terrain, ces matériels puissent aller vraiment vers ceux-là qu’on a identifiésensemble. » Ezin Philbert AÏGBANVI, Directeur Départemental, DDAEP Collines, Président de l’atelier de validation Cet atelier marque une étape charnière dans le déploiement du PDI-CVA. Par sa démarche participative, sa rigueur méthodologique et son ancrage dans les réalités du terrain, le projet confirme sa volonté de placer les agriculteurs béninois au cœur de ses interventions. Laprochaine étape, la distribution des équipements et le suivi de leur utilisation, constituera le testgrandeur nature de ce travail minutieux de ciblage et de contractualisation